
La CADA évoque quatre questions clés dans son témoignage prébudgétaire
Le 1er juin 2026
La Corporation des associations de détaillants d’automobiles presse le gouvernement fédéral de remédier à quatre problèmes majeurs qui touchent le secteur de la vente au détail de véhicules dans le cadre de la préparation du budget fédéral de 2026.
Huw Williams, directeur, Affaires publiques de la CADA, s’est présenté devant le comité des finances de la Chambre des communes durant les consultations prébudgétaires tenues la semaine dernière. Il y a fait part de préoccupations quant à la taxe de luxe sur les véhicules, aux politiques en matière de VE, à la réglementation visant les camions poids lourd et à la pénurie tenace de techniciens automobiles.
M. Williams a dit aux députés que les 3 500 concessionnaires franchisés du Canada subissent des pressions économiques grandissantes, alors que les tarifs douaniers et l’incertitude entourant les échanges commerciaux continuent de gêner l’industrie.
«Le premier ministre a qualifié de fracturées les relations avec les États-Unis, et les concessionnaires d’automobiles font les frais de cette rupture», a dit M. Williams. Les concessionnaires sont punis non seulement par les tarifs de rétorsion, a-t-il dit, mais aussi par les droits de douane sur l’acier et l’aluminium, qui font augmenter les coûts dans toute la chaîne d’approvisionnement automobile.
Une des quatre recommandations de la CADA a été l’élimination de la taxe de luxe fédérale sur les véhicules. M. Williams a soutenu que la mesure n’est plus justifiée, surtout maintenant que le gouvernement a fait disparaître des taxes similaires sur les yachts et les aéronefs privés.
«Dans ce pays, nous avons un régime fiscal parfaitement équilibré», a-t-il dit. «Si vous achetez une voiture qui coûte plus cher, vous payez plus, et considérablement plus. Le régime ne devrait pas faire des gagnants et des perdants.»
M. Williams a aussi dit que la taxe de luxe est devenue une source d’irritation dans les échanges commerciaux avec l’Europe et a prévenu qu’elle pourrait causer des problèmes de compétitivité plus généraux pour le Canada.
Au sujet des véhicules électriques, M. Williams a salué la récente décision du gouvernement fédéral d’éliminer le mandat de ventes de VE, mais a dit que les futures politiques devaient être élaborées en consultation avec des constructeurs et des parties prenantes de l’industrie. «Les concessionnaires sont absolument en faveur de la transition aux VE, mais elle doit s’opérer à une vitesse appropriée pour le Canada», a-t-il dit.
La CADA a également soulevé des questions quant à la réglementation sur les camions poids lourd et a averti que le Canada pourrait vivre des difficultés d’approvisionnement majeures si on ne remédie pas rapidement à la discordance des règles canadiennes et américaines.
«Nous ne pourrons pas vendre de camions poids lourd au Canada si la réglementation ne change pas», a dit M. Williams au comité.
M. Williams a également attiré l’attention sur la pénurie de techniciens automobiles à l’échelle de l’industrie et réclamé une flexibilité accrue pour le Programme des travailleurs étrangers temporaires et les systèmes d’immigration du Canada.
«Nous avons besoin d’une filière qui permette à ces travailleurs étrangers temporaires de rester plus longtemps que la durée initiale de leur contrat et qui leur offre un chemin vers l’immigration», a-t-il dit. Il a rappelé que les techniciens sont essentiels au maintien du service pour les consommateurs, les entreprises et les véhicules d’urgence à travers le pays.