
Les CCC défendent les intérêts des concessionnaires de camions à Ottawa
Le 1er juin 2026
Lors d’une conférence de presse tenue le 21 mai sur la Colline du Parlement, les dirigeants des Concessionnaires de camions canadiens (CCC) ont demandé au gouvernement fédéral d’harmoniser le plus possible sa réglementation avec les règles environnementales et commerciales des États-Unis en ce qui concerne les camions poids moyen et poids lourd.
Au dire de la Corporation, le marché du camion nord-américain hautement intégré se prête mal aux divergences réglementaires, en particulier alors que les constructeurs préparent leurs futures plateformes automobiles dans un contexte où les exigences en matière d’émissions aux États-Unis changent constamment.
«Les constructeurs basent déjà leur prochaine génération de camions sur les réglementations américaines en matière d’environnement et d’émissions, mais le Canada n’a pas encore annoncé de voie réglementaire claire et harmonisée», a dit Kevin Disher, directeur général, Concessionnaires de camions canadiens.
Les CCC ont signalé que l’incertitude au sujet de la réglementation avait déjà des retombées sur le marché du camion canadien. L’attribution des camions est en cours, et les précommandes commenceront à la fin du mois d’août. Cette discordance est problématique non seulement pour les concessionnaires, mais aussi pour les parcs automobiles et les entreprises qui ont besoin d’équipement de transport commercial au quotidien.
«Il s’agit plus d’un problème et d’une discordance bureaucratiques que d’une divergence de vision», a dit Huw Williams, directeur, Affaires publiques de la CADA, dans ses commentaires aux journalistes après le point de presse. Il a fait remarquer que l’industrie est en faveur de technologies plus propres pour les camions, mais qu’il est nécessaire que la réglementation continue de permettre la vente de ces véhicules au Canada. «C’est une véritable crise qui se prépare.»
L’organisation a aussi lié les coûts croissants de l’équipement et de l’exploitation directement à l’inflation et aux pressions exercées sur la chaîne d’approvisionnement, et souligné que le camionnage assure le transport de la majorité des marchandises au Canada et appuie une industrie qui emploie quelque 800 000 Canadiens, dont environ 40 000 dans les concessions de camions.
Chaque année, approximativement 29 000 camions de classe 8 sont vendus au Canada, ce qui représente une activité économique de plus de 8 milliards de dollars.
«Ce que nous cherchons à faire, aujourd’hui, c’est de nous assurer que le sentiment d’urgence reflète adéquatement le risque auquel l’économie canadienne s’expose si on ne remédie pas rapidement à la situation», a dit M. Disher aux journalistes.
La conférence de presse est le premier événement de défense des intérêts des concessionnaires de camions majeur des CCC sur la Colline du Parlement depuis que la CADA a officiellement lancé la division en 2025 afin d’offrir aux concessionnaires canadiens de poids moyens et de poids lourds une représentation qui leur est propre.
«Les stratèges canadiens doivent comprendre qu’en l’absence d’une réglementation harmonisée et claire et d’une intervention urgente, l’accès aux camions et à l’équipement dont les entreprises et les parcs automobiles canadiens dépendent chaque jour risque réellement de se compliquer», a dit M. Disher.
Les CCC disent prévoir de continuer à travailler avec des fonctionnaires, des corporations de concessionnaires provinciales et des parties prenantes sectorielles pendant que les pourparlers en matière de réglementation se poursuivent.