
La CADA se présente devant le comité de l’industrie de la Chambre des communes
Le 23 mars 2026
Le 12 mars, la CADA s’est présentée devant le Comité permanent de l’industrie et de la technologie (INDU) de la Chambre des communes pour énoncer ses priorités en matière de politiques qui concernent le secteur de la vente au détail de véhicules du Canada.
Tim Reuss, président et chef de la direction de la CADA, a exposé les retombées économiques des 3 400 concessionnaires franchisés de voitures et de camions neufs du Canada, qui emploient plus de 178 000 personnes, contribuent pour plus de 28 G$ au PIB du Canada et paient plus de 6 G$ en taxes et en impôts annuellement.
Il a salué la stratégie automobile annoncée récemment par le gouvernement fédéral, dont la décision d’abandonner le mandat national de ventes de VE.
«Les concessionnaires de tout le Canada sont particulièrement heureux de l’élimination, par le gouvernement, du mandat sur les ventes de VE; ainsi que du choix d’une trajectoire de réduction des émissions qui est davantage en phase avec la diversité des technologies, l’infrastructure de recharge et la demande globale des consommateurs», a dit M. Reuss.
M. Reuss a exhorté Ottawa à délaisser la Norme sur la disponibilité des véhicules électriques (NDVE) pour éviter à l’industrie d’être toujours plongée dans l’incertitude.
«Garder la NDVE pendant qu’on élabore un cadre d’application réglementaire détaillé pour les émissions de gaz à effet de serre continue de causer de l’incertitude dans l’industrie et place les entreprises automobiles — qui doivent prendre des décisions relatives à la réglementation et s’exposent à de potentielles sanctions — à la merci de communiqués de presse», a-t-il dit.
M. Reuss a également réclamé l’élimination des mandats de ventes provinciaux en Colombie-Britannique et au Québec, qui sont, selon lui, des obstacles au commerce interprovincial pour les consommateurs, les concessionnaires et les constructeurs.
Il a fait remarquer qu’Ottawa a réglé deux problèmes soulevés par la CADA dans le passé : interdire aux grandes banques de louer des véhicules au détail, lors du réexamen de la Loi sur les banques; et rembourser plus de 11 M$ aux concessionnaires pour le programme d’incitatifs iVZE.
Au dire de M. Reuss, deux priorités attendent toujours une résolution.
Tout d’abord, on voudrait élargir le cadre réglementaire de l’industrie automobile au Canada afin de reconnaître les véhicules qui satisfont déjà aux normes de sécurité et d’émissions de l’Union européenne, du Japon et de la Corée du Sud, notamment, ce qui pourrait améliorer l’éventail de modèles et les prix proposés aux consommateurs.
Ensuite, on voudrait que la taxe de luxe fédérale sur les véhicules soit abolie.
«La taxe de luxe, quant à elle, est un désastre absolu et l’exemple parfait d’une taxe inefficace, et ce, depuis son entrée en vigueur», a dit M. Reuss. «Le temps est venu d’éliminer cette taxe improductive.»