
Des dirigeants de la CADA rencontrent des stratèges américains à Washington
Le 28 juillet 2025
Les assemblées du comité de direction de la CADA sont toujours des événements importants mais, la semaine dernière, le président du conseil d’administration de la CADA, le comité de direction de la CADA, des membres de divers comités et des cadres de la CADA ont tenu leur réunion à Washington, D.C., l’épicentre du conflit commercial et tarifaire qui perturbe le secteur automobile et sa chaîne d’approvisionnement de part et d’autre de la frontière.
«Le comité de direction de la CADA et son président, Paul Williams, trouvaient important de lancer la première mission commerciale de la CADA à Washington pour expliquer à quel point les concessionnaires canadiens sont une clientèle majeure des véhicules et pièces automobiles faits aux États-Unis», a dit Huw Williams, directeur des affaires publiques de la CADA.
Au dire de Huw Williams, l’événement de trois jours, grandement médiatisé, notamment en début de nouvelles nationales de CTV, comportait trois principaux volets : rencontrer des sénateurs, des leaders du Congrès et des stratèges américains; rencontrer des fonctionnaires au commerce du Canada; et rencontrer d’autres associations sectorielles aux intérêts communs, comme la NADA.
Ces entretiens avaient un but sans équivoque : présenter des faits et des données faisant étant des dommages que les droits de douane causent pour les entreprises et les consommateurs des deux côtés de la frontière. «Nous voulions nous assurer que toutes les parties comprennent la position de la CADA, soit que les tarifs sur l’automobile sont mauvais pour les économies des deux pays, mauvais pour les constructeurs d’automobiles, mauvais pour les concessionnaires et, surtout, mauvais pour les consommateurs des deux pays», a indiqué Huw Williams.
Il a dit que la CADA avait aussi présenté des données sur les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada montrant que les États-Unis affichent un excédent commercial de 900 millions de dollars dans le domaine automobile par rapport au Canada. «Le Canada ne profite pas des États-Unis. En fait, c’est plutôt le contraire. Les États-Unis risquent gros dans cette situation pour ce qui est de leur accès au marché canadien et à sa chaîne d’approvisionnement. Nous avons ouvert les yeux à beaucoup de gens avec l’information que nous leur avons communiquée.»
Dans sa planification des réunions, la CADA a ciblé des politiciens américains des deux partis qui représentent les États qui font le plus de commerce automobile avec le Canada. «Nous leur avons expliqué que les concessionnaires d’automobiles canadiens sont les plus importants acheteurs de véhicules fabriqués aux États-Unis par un grand éventail de constructeurs. Quarante pour cent des véhicules que nous achetons sont fabriqués aux États-Unis», a indiqué Huw Williams.
La CADA a argué que les droits de douane et les potentiels tarifs réciproques mettent en péril un marché de l’exportation au Canada de près de 25 milliards de dollars. «Les sénateurs et les leaders du Congrès nous ont dit avoir compris et apprécié l’information que leur a fournie notre équipe de dirigeants et souhaiter revenir à un monde où la relation commerciale avec le Canada est positive et stable», a dit Huw Williams.
L’équipe de la CADA s’est répartie en plusieurs groupes pour pouvoir assister à diverses réunions, dont une rencontre cruciale avec des responsables des politiques du bureau du secrétaire au Commerce américain, Howard Lutnick.
Selon le président du conseil d’administration de la CADA, Paul Williams, il était important pour toutes les parties, mais plus particulièrement les fonctionnaires au commerce canadiens, de comprendre le rôle que les concessionnaires jouent dans l’écosystème automobile. «Nous voulions nous assurer qu’ils comprennent à quel point notre chaîne d’approvisionnement est intégrée à l’échelle de l’Amérique du Nord et combien les 175 000 employés de concession au Canada sont importants pour leur communauté et l’économie», a dit Paul Williams. «Le secteur automobile ne s’arrête pas aux constructeurs; il comprend aussi les concessionnaires et leur chaîne d’approvisionnement.»
Huw Williams a dit que la visite s’était aussi attiré beaucoup d’attention des médias et que des entrevues avaient été données à CTV News, BNN, The Wall Street Journal, The National Post, CNN et Bloomberg, notamment.